Ce seraient des
absences qui ne font plus souffrir,
Des éclats de tortures qui se perdraient dans l'air
Des cris de déchirures qui seraient apaisés
Ou simplement le souhait de voir le vent tourner…
Ce seraient des
serments d'amour et de tendresse
Aux promesses tenues, sans être prisonnières,
Aux caresses qu'un ange poserait sur la joue
D'un vieil homme qui fuit pur protéger ses jours.
Les étaux de la
haine, desserrant leurs étreintes,
Entrouvriraient alors leurs lèvres de métal,
On pourrait voir enfin disparaître l'empreinte
De la vieille injustice qui ne connaît plus d'âge.
Ce serait le repos
pour des âmes meurtries,
Les sanglots à jamais, garderaient leurs soupirs
Et les fardeaux de honte succomberaient ainsi
Sous le poids de leurs peines, ils trouveraient la mort !
Ainsi donc, une
vie qui n'en finirait plus
D'être chaude d'ivresse, de haine révolue,
Dense dans le corps même de la joie retrouvée,
Telle un joyau suprême que l'homme a égaré
Ou peut - être
une marche qui, chaque pas élève
En offrant au soleil, la dignité de l'être,
Une réalité dont l'homme et l'animal,
En harmonie, vivraient sous un respect total.
Et si c'était un
rêve, ce serait le plus doux,
Ce serait le plus beau qu'on puisse imaginer.
Lydia Pavot